Une prise de conscience urgente en Wallonie
Le modèle agricole classique montre ses limites en Wallonie, avec des sols régulièrement épuisés, sensibles à l’érosion et à la pollution. Selon une étude de l’Université de Liège (Gembloux Agro-Bio Tech, 2019), près de 45% des terres arables wallonnes présentent un risque élevé d’érosion hydrique. Des cultures menées en labour conventionnel ont perdu, selon l’ISP-W (Institut Scientifique de Service Public – Wallonie), jusqu’à 4 tonnes de sol fertile par hectare chaque année.
Côté biodiversité, le constat est similaire. Selon Natagora, plus de 30% des oiseaux champêtres ont disparu en 20 ans en Wallonie, symptôme d'écosystèmes appauvris.
À cela s’ajoute une vulnérabilité accentuée face aux sécheresses — comme celle de 2022, qui a affecté plus de 60% des exploitations, mettant en lumière le rôle crucial que peut jouer un sol vivant pour retenir l’eau (source : Service Public de Wallonie, 2022).