Coulisses et constats : pourquoi si peu de domaines certifiés bio ?
Le frein majeur, c’est évidemment le climat wallon : humidité, maladies fongiques (mildiou, oïdium), et pression des ravageurs sont relevés par l’ensemble des vignerons. Ainsi, certains estiment que la conversion peut provoquer une baisse de rendement de 25 à 40 % les trois premières années (source : BioWallonie, interviews 2023).
Le coût de la certification (environ 2 000 € par an pour une surface de 5 à 10 ha, source : Certisys) ainsi que la nécessité d’un matériel spécifique (enherbement, pulvérisateurs plus réguliers, investissement dans des cépages résistants dits PIWI) ne facilitent pas l’entrée dans la démarche.
- Dans 40 % des cas, le travail manuel (épamprage, vendanges, traitements) est accru de 80 % par rapport à une gestion conventionnelle (Vin de Liège, atelier 2024).
- La conversion bio implique de revoir totalement la gestion de la vigne, mais offre une vraie valorisation sur le marché, avec une prime à la bouteille de 15 à 30 % relevée en 2023 (source : OenoBelgium).
Certains domaines préfèrent aussi des démarches intermédiaires : Terra Vitis ou Haute Valeur Environnementale, qui garantissent des pratiques raisonnées, parfois proches du bio sans la certification,
pour des raisons économiques ou techniques.