Projets concrets sur le terrain : la biodiversité au cœur du vignoble
Plusieurs exemples illustrent la dynamique des partenariats en Wallonie. Loin de se limiter à de bonnes intentions, ils transforment véritablement la pratique viticole :
1. Le Parc naturel de la Burdinale et Mehaigne : pionnier des « vignes en biodiversité »
Depuis 2017, le Parc Naturel accompagne trois domaines (dont GOBERT, La Falize et le Clos Bois Marie) dans l’aménagement de bandes fleuries, la réintroduction de haies diversifiées et le suivi ornithologique régulier. Quelques chiffres :
- Plus de 5 km de haies plantées depuis 2018.
- Un retour documenté des linottes et des bruants jaunes sur certains îlots viticoles (Burdinale-Mehaigne).
2. Natagora et les « refuges vignobles »
Natagora a lancé depuis 2020 un label « Refuge pour la biodiversité » propre aux vignobles, qui s’acquiert après un audit : gestion des bords de parcelle sans pesticides, entretien raisonné du couvert végétal, présence de nichoirs et d’hôtels à insectes. À ce jour, une douzaine de vignobles ont reçu ce label, notamment en région namuroise et brabançonne.
3. Expérimentations de pâturage ovin avec la LRBPO
Le Domaine de Glabais, en Brabant wallon, travaille depuis 2019 avec la LRBPO pour maintenir ses rangs de vigne grâce au pâturage de moutons rustiques, limitant ainsi le recours aux engins thermiques et favorisant la fertilité naturelle des sols (le-vin-du-belge.be).