Un savoir-faire qui pèse aussi sur l’équilibre économique
La réalité du vignoble wallon, ce sont aussi de petits domaines, à l’opposé des logiques industrielles. Beaucoup de vignerons biodynamiques exploitent entre 1 et 5 hectares, parfois moins. Les équipements partagés entre voisins (tracteurs, pressoirs…), la transformation artisanale, le besoin d’amortir matériel et investissements sur de petits volumes, tout cela renchérit encore le coût de la bouteille finale.
Un point souvent peu évoqué : la prise de risque. La biodynamie implique parfois des récoltes inégales selon les années, faute de traitements “de secours” très réactifs comme en conventionnel. Une année difficile (grêle, pluie, gel, maladie) et c’est la totalité du travail d’une saison qui vacille, amenant à une volatilité des revenus largement supérieure à celle des vignerons conventionnels (source : Terre-en-vue, réseau d’accompagnement agricole).