Une pression hydrique qui change la donne en Wallonie
Longtemps, la Wallonie n’a pas été associée à la sécheresse agricole. Pourtant, ces cinq dernières années, le manque d’eau au printemps et en été s’invite de plus en plus fréquemment dans les débats (IRW, 2023). Les chiffres sont parlants : l’été 2022 a affiché 53 % de précipitations en moins que la moyenne saisonnière (Source : IRM). Depuis 2018, les épisodes de déficit hydrique répétés inquiètent les producteurs, particulièrement les viticulteurs et maraîchers. Bref : le climat se réinvente, et l’agriculture wallonne doit suivre.
Face à cette réalité, innover est indispensable. Fini le temps où l’irrigation était perçue comme superflue sous nos latitudes. Mais irriguer, oui, seulement pas n’importe comment ! Les pratiques conventionnelles montrent leurs limites, tant sur le plan de la consommation d’eau que sur celui de la préservation des sols et de la biodiversité.