Quels bénéfices concrets pour les producteurs wallons ?
Des sols qui gagnent en vitalité
Un sol vivant, c’est la promesse de meilleurs rendements et d’une résilience accrue face aux excès climatiques. Plusieurs parcelles pilotes suivies par le CELLULES RELAIS AGROÉCOLOGIQUE en Hesbaye montrent, sur cinq ans, une hausse de 15 à 30 % de la matière organique superficielle et un doublement de la biomasse lombricienne. Ce milieu microbien favorise la décomposition, la fertilité et la structure des sols (SPW).
Une réduction significative des intrants
Le coût des engrais et phytosanitaires flambe : +45 % pour le nitrate d’ammonium entre 2021 et 2022 ! À la clé, l’agroécologie permet de s’en affranchir, tout ou en partie. À Sahy, la ferme du Poney Bleu a réduit ses achats de fongicides de 80 % depuis 2015 au profit de décoctions, de cuivre en doses minimales et d’association de cultures (témoignage du Réseau Nature et Progrès).
Un retour de la biodiversité, visible et mesurable
Des études menées en 2022 par Natagriwal sur les sites d’agroécologie wallons montrent jusqu’à 3 fois plus d’espèces de papillons et 2 fois plus d’oiseaux nicheurs dans les parcelles entourées de haies, prairies fleuries et mares temporaires (Natagriwal).
Plus d’autonomie et de liens avec le territoire
En réduisant la dépendance à l’achat de semences, d’engrais ou même d’énergie, les exploitations gagnent en autonomie. L’exemple de la coopérative “Graines de trouvaille” illustre ce succès : pratique de la sélection participative, écosystème maraîcher-viticole, ateliers partagés… C’est un modèle qui valorise le terroir et la résilience locale.