Le paysage belge : entre innovations et flous à dissiper
En Wallonie et en Flandre, la filière viticole est jeune et dynamique. On compte près de 200 exploitations, pour 476 hectares recensés en 2022 (Statbel). La plupart sont des structures familiales ou de taille modeste, privilégiant parfois le circuit court et se montrant plus transparentes sur leurs pratiques. Néanmoins, dès qu’un vignoble fait appel à des saisonniers, la question des conditions de travail, du logement et du respect des droits sociaux devient parfois plus opaque.
- En 2022, près de 11 000 travailleurs saisonniers étrangers ont été déclarés dans l’agriculture belge (source : Service Public Fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale).
- Le travail informel reste présent, notamment lors des vendanges et des tailles.
- La précarité du travail saisonnier (multiplication des contrats courts, rémunérations variables) complexifie le contrôle.
Mais la Belgique se distingue aussi par la montée des labels bios ou durables, qui intègrent, pour certains, une dimension sociale. Quelques syndicats et associations (notamment FUGEA, Terre-en-vue) multiplient les audits sociaux, ce qui pousse la filière vers plus de responsabilité. Mais pour le consommateur, les repères restent diffus.